Hier à Ambatonakanga, le ministère de l’Économie et des finances (Mef) a officialisé la mise en place d’un guichet unique permettant d’accélérer le traitement des dossiers liés aux marchés publics, notamment les projets présidentiels ou d’investissements prioritaires, dont le délai ne devrait pas dépasser cinq jours.
Le Premier ministre, Mamitiana Rajaonarison, a lancé cette réforme le 7 octobre, compte tenu du retard constaté en matière d’Exécution budgétaire. Et comme son nom l’indique, ce guichet regroupe désormais tous les services des marchés publics, des impôts, du budget et du contrôle financier, jusque-là réparties dans plusieurs bureaux. Les ministères et institutions peuvent suivre leurs dossiers jusqu’à
l’engagement financier. Un test du circuit est d’ailleurs en cours, de l’accueil à la Direction des programmes et de l’exécution (DPE), jusqu’à la Commission nationale des marchés (CNM).
« Ce dispositif a pour objectif de lever les blocages administratifs et réduire les délais », explique le secrétaire général du MEF, Iouri Garisse Razafindrakoto. Il précise toutefois que les lois et les procédures en vigueur ne changent pas et que les paiements suivent leur cours habituel.
Un retard préoccupant et des délais resserrés
Selon le Premier ministre, environ 1 000 milliards d’ariary de crédits d’investissement restent à engager, alors qu’ils figurent dans la loi de finances 2026. Le 6 octobre, le taux d’exécution des investissements publics n’atteignait que 44 %. Pour rattraper ce retard, un dossier type sera traité en cinq jours, selon sa complexité.
« Le traitement d’un dossier ne dépassera pas cinq jours », assure Hanitriniaina Razafintsalama, coordonnatrice de la Direction générale du Budget. Elle supervise l’ensemble du processus, de l’arrivée du responsable des marchés publics jusqu’à l’avis d’engagement financier.
Les chiffres confirment l’ampleur du chantier. Seules 22 % des dépenses sur financements extérieurs figurent dans le système informatique, nécessitant d’améliorer l’enregistrement de données. Quant aux dépenses liées aux ressources internes, leur taux d’exécution avoisine 62 %. Une task force réunissant le Mef et la Primature est également en place pour identifier les blocages et proposer des améliorations.
Arh.





