La situation judiciaire de Raissa Razaivola connaît de nouveaux développements. Le 27 octobre dernier, la justice l’a condamnée à cinq ans d’emprisonnement et au paiement de 10,8 millions d’ariary de dommages et intérêts pour abus de pouvoir et occupation illégale de terrain. Les enquêteurs la soupçonnent également de diffusion de fausses informations et de diffamation envers de hauts responsables sur les réseaux sociaux. Son avocat conteste son maintien à Fiadanana depuis le 15 octobre.
Selon Me Navalona Rakotomalala, les autorités ont extrait sa cliente de la prison d’Avaradrano le 15 octobre, sur ordre du parquet, afin de l’entendre dans le cadre de cette nouvelle affaire. L’avocat précise qu’il a pu lui rendre visite pour la première fois le 22 octobre, à la section de recherches criminelles de la Gendarmerie nationale, à Fiadanana. Il affirme que sa cliente conserve ses droits, notamment ceux de recevoir des visites, de bénéficier de l’assistance de son conseil et d’accéder aux soins médicaux.
L’enquête porte notamment sur la diffusion d’enregistrements audio et de publications jugées diffamatoires envers de hauts responsables. La défense rejette toute implication de Raïssa Razaivola. Me Navalona Rakotomalala désigne une autre personne comme étant à l’origine de la publication des contenus incriminés. Il précise que les conditions dans lesquelles cette dernière aurait obtenu l’enregistrement restent à éclaircir. L’avocat soutient par ailleurs que sa cliente n’entretient aucun lien avec cette personne et qu’elle se trouvait encore à Avaradrano au moment de la diffusion des informations en cause.
La durée du maintien de Raissa Razaivola à Fiadanana suscite également des contestations de son avocat qui estime que les autorités ont dépassé les délais légaux. Il affirme avoir saisi la juridiction compétente, hier, pour demander la levée de cette mesure et le retour de sa cliente à la prison d’Avaradrano, où elle doit poursuivre l’exécution de sa peine. Selon lui, les enquêteurs peuvent continuer leurs investigations tout en respectant le secret de l’enquête.
A rappeler que la condamnation prononcée le 27 octobre concerne les faits d’abus de pouvoir et d’occupation illégale de terrain. Cette procédure reste distincte de l’enquête en cours sur les publications diffusées sur les réseaux sociaux. A ce stade, les autorités judiciaires et la Gendarmerie n’ont publié aucune communication précisant le fondement juridique du maintien de Raissa Razaivola à Fiadanana ni les suites réservées à la requête de son avocat.
S.A





