Universités – Accaparement de terrains: le Seces tire la sonnette d’alarme

Les terrains des universités publiques et des centres de recherche sont au cœur des préoccupations du Syndicat des enseignants-chercheurs et chercheurs-enseignants de l’enseignement supérieur (Seces). Face aux occupations abusives de ces propriétés collectives, le syndicat interpelle les autorités et réclame des mesures rapides pour mettre fin à ces pratiques et restituer les terrains concernés.

Dans une déclaration publiée à l’issue de sa réunion nationale tenue par visioconférence le 4 novembre, le Seces réaf­firme son attachement à la protection du patrimoine universitaire. Il appelle les responsables étatiques con­cernés à intervenir sans délai pour empêcher les accaparements et procéder à l’expulsion des occupants illégaux. Cette position traduit la volonté du syndicat de dé­fendre les biens publics face à ces occupations illégitimes.

Des revendications qui dépassent la question foncière
La protection du patrimoine n’est pas toutefois la seule préoccupation du Seces. Le syndicat réclame également une accélération du paiement des heures complémentaires et des vacations. Tout en saluant les efforts du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique (Mesupres), il demande aux responsables des universités publiques de transmettre rapidement les dossiers en attente jusqu’en 2025. Les indemnités annuelles de recherche et d’investigation, y compris celles des chercheurs retraités jusqu’en 2026, figurent aussi parmi ses revendications.
En matière de recrutement, le Seces soutient l’assainissement du corps des enseignants-chercheurs et chercheurs-enseignants, ainsi que la lutte contre les fraudes dans les procédures de recrutement des fonctionnaires titulaires. Il réitère, dans la foulée, sa demande d’augmentation des postes budgétaires alloués au Mesupres.
Le syndicat insiste par ailleurs sur le respect de l’autonomie des universités publiques et sur l’application des textes réglementaires à l’ensemble de la communauté universitaire. Il appelle également les con­seils d’administration à finaliser et à transmettre rapidement leurs comptes administratifs au ministère de tutelle.
Enfin, le Seces rappelle aux enseignants-chercheurs et chercheurs-enseignants nommés à de hautes fonctions administratives leur obligation de continuer à assurer leurs missions académiques. Il demande en outre des mesures contre ceux qui refusent de reprendre leurs fonctions dans leurs établissements d’ori­gine. Le syndicat célébrera ses 60 ans d’existence à partir de 2027.

Fahranarison

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