Parmi les participants au débat sur la liberté de presse, le 3 mai à Antaninarenina, portant sur le thème « Une presse libre pour des élections réussies », le président du parti Malagasy Miara Miainga (MMM) et patron de presse s’est interrogé pourquoi l’Autorité nationale de régulation de la communication médiatisée (ANRCM), n’a pas été mise en place.
« La presse doit être libre. Je suis étonné que personne ne parle plus de l’ANRCM. Nous devrions pourtant militer pour la mise en place de cette entité, conformément à la loi », plaide Hajo Andrianainarivelo.
Prévue dans la loi sur la communication médiatisée, en vigueur depuis 2020, la mise en place de l’ANRCM attend actuellement l’adoption du décret relatif à sa formation. Le numéro un du parti MMM estime en effet qu’au moment où le pays s’achemine vers les élections, il est temps de se pencher sur cette question.
Le texte sur la communication médiatisée prévoit en effet que l’ANRCM soit une autorité administrative indépendante, chargée au nom de l’Etat de réguler, entre autres, l’exercice des activités de communication médiatisée, de déterminer et contrôler le respect des cahiers de charges, d’arbitrer les litiges nés des activités de la communication médiatisée, d’assurer l’égalité de traitement entre les opérateurs de presse, de garantir le caractère pluraliste de l’expression des courants de pensée et d’opinion, ou encore de recevoir et traiter les doléances des citoyens face aux agissements de la presse.
L’ANRCM est composée notamment des représentants des parties prenantes tels que le ministère chargé de la Communication, le ministère chargé des Télécommunications, le ministère des Finances, l’Autorité de régulation des télécommunications, les médias publics, les organes de presse privée, l’Ordre des journalistes de Madagascar (OJM), ou encore d’un magistrat élu par le Conseil supérieur de la Magistrature.
Pour le patron du MMM, en tout cas, toutes les lois doivent être respectées et celle régissant la communication médiatisée, est particulièrement importante dans le contexte actuel. « Il est indispensable de mettre en place l’ANRCM car c’est une garantie pour organiser des élections transparentes et protéger les droits de chaque candidat. Il ne s’agit pas seulement du MMM mais tous ceux qui souhaitent contribuer au débat politique à l’avenir», soutient-il.
Rakoto




