Jusque-là, le processus de la Concertation nationale, est encore à un stade préparatoire, malgré les attentes et les interrogations, après deux reports successifs raisonnables. Alors que tout semble se mettre en place, les grandes lignes de la réforme au vu des enjeux, censées être au cœur du débat, sont tracées et les objectifs fixés, au sein même des institutions chargées de mener à bien conjointement dans les règles de l’art toutes les étapes, leurs violons semblent se désaccorder, comme une fausse note avant même le coup d’envoi.
A vrai dire, le flou initial de la répartition des rôles et des responsabilités, persiste et risque de remettre en cause la crédibilité du processus déjà à la traine. Manifestement, chacun veut mener la barque et tenir le gouvernail au point d’oublier qu’il ne s’agit pas d’une réconciliation nationale dans une période de transition, mais d’une concertation nationale, pilier de la Refondation, où toute considération politique et tout calcul politique, n’ont pas leur place.
En d’autres termes, il ne s’agit pas de satisfaire la volonté et les caprices politiques de certains, se croyant peser lourd dans la balance, au détriment de la voix du peuple. Apres tout, chacun a son mot à dire le moment venu, pour porter une vision stratégique de la réforme, selon les points de vue de chaque partie prenante, de manière inclusive tout au long de ce processus.
Il faut que chacun soit à sa place et la machine soit bien huilée avant le lancement officiel de la Concertation nationale. Le rôle des politiques n’est pas de faire de l’ombre au FFKM ni au ministère de la Réforme. D’où cette réunion de mise au point, initiée par le président de la Refondation, pour éviter toute ambiguïté et d’incompréhension autant que les effets d’annonce. Cette Concertation nationale marque un tournant décisif dans l’histoire de Madagascar, c’est pourquoi, il faut reconfigurer la clé de répartition.
JR.




