Toamasina : la méthode du préfet divise les acteurs locaux

A Toamasina, les nouvelles manières de travailler du préfet Philibert Hervé Andriamanantsoa, suscitent des réactions contrastées. Entre reproches liés au manque de concertation, à la méconnaissance du terrain et à sa détermination de rompre avec certaines anciennes pratiques, la gouvernance locale dans la capitale économique, fait débat.
Depuis quelque temps, plusieurs voix s’élèvent pour remettre en question la méthode de gouvernance du préfet de Toamasina. Certaines autorités locales, mais aussi de simples citoyens, estiment que l’administration préfectorale ne tient pas compte des réalités sociales, politiques et sécuritaires de la ville.
Parmi les méthodes pointées du doigt, la nomination des chefs de fokontany, est à l’origine de tensions dans certains quartiers. Des acteurs locaux reprochent au préfet d’avoir procédé à leur désignation, sans avoir consulté les responsables et notables connaissant mieux les équilibres internes de Toamasina.
Pour ses détracteurs, le Préfet est en décalage avec les réalités de Toamasina, ville stratégique et Capitale économique de Madagascar. Ils mettent l’accent sur la nécessité d’une gouvernance fondée sur l’écoute, la concertation et la connaissance fine des quartiers, des autorités de proximité et des dynamiques sociales locales.
Certains habitants évoquent également la montée de l’insécurité, également un autre motif d’inquiétude. Même si la sécurité relève directement des Forces de défense et de sécurité, plusieurs observateurs considèrent que la coordination administrative joue un rôle important dans la prévention et la gestion des troubles. A ce titre, le préfet, joue aussi un rôle majeur et considérable

Rupture
Cependant, certains voient d’un bon œil la méthode de gouvernance de Philibert Hervé Andriamanantsoa. Pour eux, le préfet serait contesté non pas parce qu’il travaille mal, mais parce que ses actions nuisent aux intérêts des autres.
D’autres témoignages vont également dans ce sens. Les choix de Philibert Hervé Andriamanantsoa, sont conformes aux aspirations de la population locale. Ils précisent que les passations de service se sont déroulées sans anicroche.
En tout cas, la méthode de Philibert Hervé Andriamanantsoa, préfet de Toamasina et ancien secrétaire général du ministère de l’Intérieur et de la décentralisation, continue de diviser. Pour certains, elle révèle un manque d’ancrage local. Pour d’autres, elle marque une tentative de rupture avec les anciennes pratiques.

Tivo Rasam

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