Ce n’est pas pour rien qu’on les qualifie des caméléons politiques qui changent de couleur, selon le régime et au gré des opportunités. Autant même dire qu’ils sont passés maîtres dans l’art du retournement de veste. C’est inscrit dans leur gène. Et c’est déjà prévisible et attendu. A vrai dire, cela n’a rien de surprenant pour l’opinion publique. Tôt ou tard, ils vont tourner casaque et chercher un point de chute du côté du pouvoir en place.
Une année après la chute de Rajoelina, certains de ses partisans élus, même les plus fidèles qui ont quitté le navire, se présentent maintenant sous une nouvelle étiquette aux couleurs du régime de la Refondation. De l’Irmar au VFM, seule l’appellation change et par ricochet l’idéologie, mais avec les mêmes têtes à ne plus présenter dans la paysage politique malgache. Ils sont passés de l’autre côté de la barrière et se font même défenseurs de la République de la Refondation. Et, il n’y a pas de honte à changer de camp et soutenir un régime qui place le développement au cœur des priorités, selon leurs arguments pour défendre leur position.
Seulement et c’est déjà aussi prévisible. Aussi bien celles de l’opinion publique que des politiques notamment les partisans de l’avènement du régime de la Refondation et du président, Michaël Randrianirina, les réactions ne sont pas tendres à leur encontre, qui ne se privent pas de commentaires et de critiques acerbes, sur ce virage politique de façon opportuniste, dicté par leur propre intérêt politique, avant tout.
Décriés comme des « Forongony », des transfuges politiques sans vergogne et des preneurs de train en marche, ils réclament maintenant un accord politique suscitant l’indignation de l’opinion. Et l’on se demande de quel droit ils se le permettent. On voit clair dans leur jour, ils cherchent déjà à se faire une place dans la 5e République. Un clin d’œil politique mal vu.
JR.




