En eau trouble

L’interception récente d’une vedette au large de Nosy Be, avec 18 personnes à bord, rappelle une dure réalité dont les immigrés clandestins sont confrontés tout au long de leur périple, en traversant la mer au péril de leur vie, parfois à bord d’une embarcation de fortune, à la recherche d’un raccourci maritime. On embarque discrètement et espère passer entre les mailles du filet, accordant une confiance aveugle aux passeurs sans garantie que tout le monde soit arrivé à bon port.
Et malgré les risques extrêmes comme les naufrages et les disparitions, cela ne semble pas les décourager, déterminés à trouver une porte de sortie et de délivrance par la voie maritime. Paradoxalement, les candidats à l’immigration clandestine, ne manquent pas. Ils tentent le tout pour le tout et n’hésitent pas à affronte des dangers, voire à risquer leur peau, dans l’espoir d’une vie meilleure, ailleurs que chez eux.
Ce qui interpelle surtout l’opinion, c’est que le phénomène devenu un véritable fléau pour les pays européens, persiste et gagne même de l’ampleur. Une chose est sûre, on n’embarque pas sur des bateaux de fortune, pour faire du tourisme en plein mer, sans même de gilets de sauvetage.
Pourtant, entre Madagascar et les Comores ou Mayotte, la traversée n’est pas un simple voyage. Tout peut arriver à tout moment. Une météo capricieuse, une embarcation défaillante…les migrants ne sont pas à l’abri des dangers. Et le rêve d’une vie ailleurs pour soi et ses propres, pourrait se transformer en un véritable cauchemar et tourner au drame.
Intercepter les embarcations, est nécessaire pour faire respecter la loi et prévenir les drames. Mais cela ne suffit pas à éradiquer le phénomène. Tant que partir semblera plus prometteur que rester, migrer par la mer semble être l’unique option.

Rakoto 

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