Madagascar – France: la lutte contre la cybercriminalité au cœur de la coopération

Madagascar et la France renforcent leur coopération dans des domaines stratégiques. A travers des initiatives visant à soutenir la société civile et à renforcer les capacités des forces de sécurité face aux nouvelles formes de criminalité, notamment numérique, Paris multiplie les actions de partenariat avec les institutions et les acteurs locaux.
Face à la montée des menaces liées à la criminalité numérique, le Service de sécurité intérieure de l’ambassade de France à Mada­gascar, en collaboration avec le commandement des écoles et formations de la gendarmerie nationale, dirigé par le général Harilaza Ranaivonampoizina, a organisé une mission d’expertise consacrée à la lutte contre la cybercriminalité et aux investigations numériques.
Au cours de cette formation, dix gendarmes et dix policiers malgaches ont bénéficié de sessions animées par deux experts de l’antenne du Centre de lutte contre les criminalités numériques (C3N) du commandement de la gendarmerie de La Réunion. Les participants ont approfondi leurs con­naissances du cadre juridique applicable aux enquêtes numériques, des cryptoactifs ainsi que des techniques de criminalistique numérique.
La formation a également permis aux enquêteurs d’échanger lors des visites au Service de lutte contre la cybercriminalité de la gendarmerie nationale et au Service central de lutte con­tre la cybercriminalité de la police nationale.

Accompagnement des territoires
Parallèlement à cet appui, une autre initiative s’inscrit dans le cadre du programme Fonds équipe France – Organisations de la société civile (FEF-OSC) 2025-2027, piloté par l’ambassade de France à Madagascar. Ce dispositif de financement et d’accompagnement vise à renforcer les capacités des organisations locales engagées dans des actions de développement et de promotion des droits.
Lancé officiellement le 3 novembre 2025, le programme soutient 22 organisations de la société civile malgache impliquées dans plusieurs domaines prioritaires : l’accès à l’eau, l’hygiène et l’assainissement, la santé menstruelle, sexuelle et reproductive, l’autonomisation économique des femmes et des jeunes, ainsi que le plaidoyer pour les droits des femmes et des filles.
La première formation régionale du programme s’est tenue la semaine passée à Fianarantsoa. Elle a réuni 26 participants issus de sept organisations opérant dans la zone Sud du pays. L’objectif est de renforcer les compétences des acteurs associatifs tout en favorisant les échanges d’expériences entre organisations qui partagent des réalités territoriales similaires.
Selon les organisateurs, la mise en place de formations régionales répond à une volonté de rapprocher l’accompagnement des territoires et de faciliter la participation des organisations locales, souvent confrontées aux contraintes logistiques liées aux déplacements vers la capitale. D’autres sessions sont déjà prévues à Antananarivo pour les organisations de la zone Centre, puis à Antsohihy pour celles du Nord.

Tivo Rasam

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